Les para sports ou « sports inclusifs » sont nés de l’impératif médical consistant à réapprendre aux blessés de guerre à marcher. Actuellement, la majorité de ces sports se côtoient lors d’une compétition majeure : les Jeux paralympiques. Ces derniers se déroulent sur le même site que les Jeux olympiques destinés aux athlètes valides. Comprendre comment se sont développées ces activités sportives permet de percevoir les enjeux qu’elles véhiculent par rapport à l’inclusion dans nos sociétés.

Sports d’été et sports d’hiver

A priori, le rugby pour handicapés semble impossible tant l’apparence de ce sport semble violent dans sa version valide. Dans le handi-rugby, il y a des attaquants et des défenseurs. Ces deux catégories de joueurs n’utilisent pas le même type de fauteuils roulants. Cette discipline montre que les disciplines pour handicapés ne sont pas des sports « dilués », des sports « au rabais ».

La vingtaine de handi-sport faisant l’objet d’autres articles sur ce site sont aussi intéressants car ils permettent à des pays qui n’ont pas forcément une grande aura sur la scène sportive mondiale de s’imposer. C’est le cas de l’Iran en volley-ball hommes. Ce pays a été cinq fois médaille d’or lors des Jeux paralympiques. Le volley-ball est aussi un handi-sport peu connu, pourtant il est doublement intéressant. D’une part, parce que sa pratique est beaucoup plus simple que la majorité des handi-sports, car il n’existe pas de catégories. D’autre part, parce que tous les handicapés peuvent y jouer à une seule condition : rester assis sur le sol. Seul bémol, ce sport n’est pas mixte. En effet le filet « hommes » est haut de 115 cm et celui « femmes » est à 105 cm du sol.

Dans les handi-sports d’hiver comme dans ceux d’été, le prix de l’équipement est parfois le principal obstacle que doivent affronter les athlètes. Certains fauteuils roulants ou luges adaptés pour des personnes à mobilité réduite coûtent plusieurs milliers d’euros.